Comment ajouter une deuxième langue à votre site web

Les trois façons d’ajouter une langue

La plupart des sites de petites entreprises se dotent d’une deuxième langue de la même façon : un client écrit en portugais, une réservation vient d’Allemagne et, tout à coup, « il faudrait aussi avoir le site en allemand » figure sur la liste. Il existe trois façons de procéder, et le choix détermine ce que vous paierez à mesure que vous ajouterez du contenu, si Google verra un jour la nouvelle langue et la charge de maintenance que cela représentera. Ce guide passe en revue les trois solutions, les questions qui permettent de les distinguer et une liste de vérification qui s’applique quelle que soit celle que vous choisissez.

1. Une surcouche de traduction sur votre site actuel

Vous gardez le site que vous avez et vous y ajoutez un script ou un service connecté qui le traduit. L’avantage, c’est la rapidité : rien à reconstruire, et la deuxième langue peut être disponible le jour même.

Les points à vérifier sont la tarification et le mode de diffusion. Les services de surcouche facturent généralement en fonction du nombre de mots multiplié par le nombre de langues, si bien que chaque nouvel article de blog ou page de service vous rapproche du palier supérieur. De plus, certaines configurations remplacent le texte dans le navigateur du visiteur sur la même URL, ce qui signifie qu’un moteur de recherche indexe une seule langue et ne voit jamais l’autre. Les offres plus complètes attribuent une adresse propre à chaque langue ; vérifiez bien ce que vous achetez réellement.

2. Votre CMS et un plugin de traduction

Si votre site fonctionne avec WordPress ou un outil similaire, un plugin multilingue ajoute des versions dans les différentes langues au système que vous utilisez déjà. Vous avez davantage de contrôle qu’avec une surcouche, et chaque langue peut avoir sa propre URL.

Le coût se répartit entre plusieurs factures et plusieurs éléments : l’hébergement, la licence du plugin, souvent des crédits de traduction en supplément, ainsi qu’un thème et un plugin qui doivent rester compatibles au fil des mises à jour. Les traductions se trouvent généralement dans des écrans distincts de celui où vous modifiez la page ; vous devez donc aller vérifier si « la version française de cette page est-elle à jour ? ».

3. Un éditeur de site avec des langues intégrées

La troisième option est un éditeur dans lequel toutes les pages sont multilingues dès le départ : la page, ses traductions, ses adresses et ses balises de référencement forment un tout, plutôt qu’un site auquel on a ajouté quelque chose. FolioPress fonctionne ainsi, et c’est ce que je crée ; gardez donc cela à l’esprit en lisant cette section.

Le compromis, c’est que vous déplacez votre site au lieu de l’étendre. Si votre site actuel fait beaucoup de choses qui n’ont rien à voir avec les langues, le déplacement représente le véritable coût, pas l’abonnement.

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